dimanche 19 juillet 2009
Par Michael,
dimanche 19 juillet 2009 à 19:41 :: General
Il y a des soirs comme ça,
Où l'on ne se tourne plus,
On regarde juste en l'air,
Ni devant, ni derrière...
Lassé des souvenirs,
Des espoirs qui attendent,
Ont envie de grandir,
Et pourtant, ils s'étendent,
Touchés du coup de grâce,
De cet autre qui se lasse.
Il est des soirs comme ça,
Où l'on ne cherche plus,
Les effluves éphémères,
D'un péché de la chair...
Lassé de ces mensonges,
Qu'on se fait à soi-même,
On sait que nos yeux plongent,
Au fond du vrai dilemme,
Et ils passent aux aveux,
Défont le chiffre le deux.
Il est des soirs comme ça,
Où l'on ne triche plus,
Ce qu'on savait déjà,
On ne le cache plus.
aucun commentaire
:: aucun trackback
mardi 7 juillet 2009
Par Michael,
mardi 7 juillet 2009 à 22:56 :: General
Quelle époque vit-on où l'image règne en maître ? Non, je ne parle pas de celle que j'affectionne en tant que photographe. Je veux bien sûr faire allusion à cette image qu'on renvoie sur les autres qui s'empressent de la digérer sans prendre le temps de la mastiquer et établissent un jugement qui dans son ton affirmatif et définitif devient presque une sentence.
Comme on se plaît à se faire une opinion sur des gens dont on ne connaît rien qu'un petit coin, un petit bout d'atome de poussière de ce qu'ils sont. Mais c'est bien suffisant pour les estampiller d'une étiquette qui résumera la complexité de ce qu'ils sont à un mot. Entrevue dira "la grosse cochonne" d'autres diront "la salope" ou "la chaudasse". Je fais bien sûr allusion aux sobriquets dont on affuble Cindy depuis qu'elle est rentrée dans Secret Story. Vous me direz, "elle prend sa douche nue si c'est pas une preuve de son peu de vertue". J'ose penser qu'ils sont des millions à travers le monde à se doucher nu, en tout cas moi, je le fais. Il n'y a pas de caméra dans ma salle de bains ( enfin pas à ma connaissance ), certes, mais pour une fille qui est à l'aise avec la nudité et qui s'est déjà retrouvée nue devant de nombreux objectifs ( dont le mien ) quoi de plus normal finalement ?
Les qualificatifs qu'on utilise pour parler de la candidate du jeu de TF1, ne sont que l'illustration d'un phénomène qui s'est banalisé: le jugement de l'autre sur une simple image. Sans autre forme de curiosité. Sans lui accorder un peu de complexité, de profondeur. Une action, une attitude devient un élément à charge, un marquage indélébile qui va résumer toute la personne en un mot rarement flatteur. Et quand ça passe dans le miroir grossissant du tube cathodique ( ou de l'écran plasma ), c'est souvent encore pire. Plus de demi-mesure.
Sur un meuble, il faut gratter le vernis pour découvrir le relief , la force, l'essence du bois, à ce qu'il paraît. Et si les êtres humains aussi avaient leur vernis. En tout cas, ceux qui sont victimes de ces verdicts hâtifs, ne sont pas vernis, à mon avis...
aucun commentaire
:: aucun trackback