L'intrus
Par Michael, dimanche 11 octobre 2009 à 16:40 :: Grammes de poésie :: #76 :: rss
En préparant mes cartons pour mon grands départ, j'ai retrouvé plusieurs bouts de feuilles, d'enveloppes, brouillons sur lesquels j'avais grifonné des vers. Et je sais pas pourquoi, c'est loin de la photo, mais j'ai eu envie de les partager ici. Probablement une façon de les faire exister, de les sauvegarder quelque part...
L'intrus
Etre assis dans un coin,
Et le regarder faire,
Sortir son baratin,
Ses histoires mensongères,
Pour l'amener dans son lit,
Seulement pour cette nuit.
La regarder de loin,
Céder à ses avances,
Et serrer juste le poing,
D'un geste d'impuissance,
Etre comme un spectateur,
Dont on arrache le coeur.
Regarder ce baiser,
Dont on a tant rêvé,
Donner à cet intrus,
Qui n'en veut qu'Ã son cul,
Serrer le poing encore,
Tellement, tellement plus fort.
Voir ces mains baladeuses,
Ne chercher de son corps,
Que les courbes généreuses,
S'y glisser sans effort,
D'un geste habitué,
A ne rien respecter.
Etre assis dans un coin,
La voir s'abandonner,
Frémir dans d'autres mains,
Qui ne l'ont pas aimée,
Et qui le jour suivant,
Seront parties lâchement.
Et rester juste là ,
La regarder partir,
Avec cet autre gars,
Qui a su la séduire,
La suivre du regard,
Et lui dire au revoir.
La regarder encore,
Passer devant la vitre,
N'avoir que des remords,
Des regrets qui m'habitent.
Dans les affaires du coeur,
Vivent les baratineurs !
L'intrus
Etre assis dans un coin,
Et le regarder faire,
Sortir son baratin,
Ses histoires mensongères,
Pour l'amener dans son lit,
Seulement pour cette nuit.
La regarder de loin,
Céder à ses avances,
Et serrer juste le poing,
D'un geste d'impuissance,
Etre comme un spectateur,
Dont on arrache le coeur.
Regarder ce baiser,
Dont on a tant rêvé,
Donner à cet intrus,
Qui n'en veut qu'Ã son cul,
Serrer le poing encore,
Tellement, tellement plus fort.
Voir ces mains baladeuses,
Ne chercher de son corps,
Que les courbes généreuses,
S'y glisser sans effort,
D'un geste habitué,
A ne rien respecter.
Etre assis dans un coin,
La voir s'abandonner,
Frémir dans d'autres mains,
Qui ne l'ont pas aimée,
Et qui le jour suivant,
Seront parties lâchement.
Et rester juste là ,
La regarder partir,
Avec cet autre gars,
Qui a su la séduire,
La suivre du regard,
Et lui dire au revoir.
La regarder encore,
Passer devant la vitre,
N'avoir que des remords,
Des regrets qui m'habitent.
Dans les affaires du coeur,
Vivent les baratineurs !

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