Il y a des soirs comme ça,
Où l'on ne se tourne plus,
On regarde juste en l'air,
Ni devant, ni derrière...

Lassé des souvenirs,
Des espoirs qui attendent,
Ont envie de grandir,
Et pourtant, ils s'étendent,
Touchés du coup de grâce,
De cet autre qui se lasse.

Il est des soirs comme ça,
Où l'on ne cherche plus,
Les effluves éphémères,
D'un péché de la chair...

Lassé de ces mensonges,
Qu'on se fait à soi-même,
On sait que nos yeux plongent,
Au fond du vrai dilemme,
Et ils passent aux aveux,
Défont le chiffre le deux.

Il est des soirs comme ça,
Où l'on ne triche plus,
Ce qu'on savait déjà,
On ne le cache plus.